Coronavirus en Afrique : 5 raisons qui on fait que le Covid-19 a été moins mortel qu’ailleurs

Publié par Vie Africaine le

Coronavirus en Afrique : 5 raisons qui on fait que le Covid-19 a été moins mortel qu’ailleurs

Quand le coronavirus a commencé à apparaitre en Europe, il c’est très vite propager dans la population et les autorités ont eu du mal à ralentir son expansion. Une grande partie des regards c’est alors tourné vers l’Afrique, en effet l’Afrique à une très forte démographie et souvent moins de moyens pour se protéger des maladies.

Quelques mois après que le virus est touché la quasi-totalité des pays dans le monde, l’Afrique était épargnée par ce fléau et encore aujourd’hui il n’y a quasiment aucun cas de coronavirus. Mais alors pourquoi ? 

Avec une population plus d’un milliard de personne, il n’y aurait qu’environ 1 500 000 cas sur tout le continent. Ce qui est largement en dessous de l’Europe, de l’Amérique ou de l’Asie. L’Afrique n’a enregistré que 37 000 morts à cause du Covid-19 ce qui est là aussi largement inférieur aux autres continents qui sont d’environ 580 000 morts en Amérique, 230 000 en Europe et 205 000 EN Asie.

Même si peu de test sont effectués en Afrique, il n’a absolument pas été enregistré un haut taux de mortalité dû à des problèmes respiratoires. Selon certaines autorités mondiales qui contrôle la propagation du virus dans le monde, le nombre de cas en Afrique est certes sous-estimé mais il reste largement moins important et moins meurtrier que sur les autres continents.

Alors, pourquoi le coronavirus en Afrique n’a pas causé la catastrophe annoncée ?

1 : Des actions rapides

Le premier cas de coronavirus sur le sol africain a été confirmé en Egypte le 14 février 2020. La peur que le virus se répande extrêmement vite sur le continent et que le système de santé encore trop fragile explose a fait prendre des décisions efficaces rapidement.

Une grande majorité des gouvernements africains on donc pris des mesures drastiques pour ralentir la propagation du virus.

Des mesures de santé publique ont rapidement été mises en place comme :

  • Eviter les poignées de mains
  • Se laver les mains régulièrement
  • Les distanciations sociales
  • Et le port du masque

Ces instructions ont parfois été mises en place dans des pays qui n’avaient pas un seul cas de coronavirus comme au Lesotho. Pays qui a aussi confiné sa population pendant 3 semaines et qui a cessé toute activité. Aujourd’hui pour une population d’environ 2 000 000 d’habitant le Lesotho ne compte que 1 700 cas de Covid-19 pour une quarantaine de décès.

vaccin

2 : Le soutien de la population

Dans plusieurs sondages effectués dans plusieurs pays d’Afrique, il est montré que les populations sont très coopératives avec les consignes gouvernementales données. Et avec ces consignes et les mesures de distanciations sociales respectées les états membres de l’Union Africaine ont réussis à contenir le virus entre Mars et Mai.

Durant Juin et Juillet les consignes fur peu à peu moins respectées voir abandonnés par certains pays et un accroissement du nombre de cas sur le continent a été observé.

Depuis le nombre de cas et de morts ont diminués de moitiés sur tout le continent, ce qui serait probablement lié à la fin de la période hivernale.

La population a bien respectée les consignes même si le coût est élevé. En Afrique du Sud par exemple, le confinement a couté plus de 2 200 000 d’emplois pendant la première moitié de l’année.

De nombreux pays ont été obligé de rouvrir leurs économies et de relancer leurs productions malgré le nombre de cas de coronavirus déclaré sur leur sol.

Selon les sondages l’opinion publique était partagée sur l’arrêt du confinement et sur la relance de l’économie, environ 6 personnes sur 10 étaient favorables à la reprise de l’activité.

Mais une grande partie de la population reste anxieuse quant à la relance de l’économie et la fin du confinement dans leurs pays.

3 : Peu de personnes âgées et une population de plus en plus jeune

L’âge de la population africaine a joué un rôle important dans la propagation du virus dans le continent.

Globalement, la plupart des morts liées au virus sont des personnes très âgées qui ont dans la majorité des cas plus de 80 ans. Cependant sur le continent africain la population est très jeune, l’âge médian est de seulement 19 ans.

Selon l’organisation de la santé mondiale, le virus aurait circulé dans les groupes de jeunes mais qu’environ 80% des moins de 60 ans sont totalement asymptomatique. Et seulement 3% de la population africaine à plus de 65 ans, les personnes pouvant être impactés par le virus sont très peu nombreuse.

En Europe les endroits les plus touchés sont les maisons de retraites, de nombreuses personnes vulnérables y sont regroupées. En Afrique il n’y a quasiment pas de maison de retraite, les personnes âgées sont le plus souvent dans des zones rurales.

Il est très commun que quand une personne devient âgée, elle retourne dans son village d’enfance et profite de ces vieux jours à la campagne.

Et le virus se propage beaucoup moins dans les zones rurales, qui sont moins peuplées et où les distanciations sociales sont beaucoup plus simples.

Les transports en Afrique sont aussi peu développés et les personnes ne voyages pas trop sur le continent contrairement à l’Europe ou à l’Asie. Ce qui fait que les personnes contaminées ont beaucoup moins de chances de répandre le virus dans d’autres zones.

enfant africain

4 : Un climat favorable

Une étude conduite par les chercheurs de l’université du Maryland au Etats-Unis ont trouvés une corrélation entre la température, l’humidité, la latitude et la propagation du Covid-19.

Il semblerait que le virus se transmettrait beaucoup moins dans les climats chauds et les climats les plus humides. Et même au sein de l’Afrique on peut noter se résultat, les pays qui sont le plus proche de l’équateur ont un climat plus chaud et humide et ils ont été moins touchés par le virus. Les pays les plus touchés se situent à l’extrême nord ou l’extrême sud de l’Afrique.

Quand l’hiver est arrivé en Afrique du Sud une augmentation du nombre de cas a été enregistrée. Mais des temps plus chauds ralentisses énormément la circulation du virus.

5 : Des équipes médicales déjà prête

L’épidémie de coronavirus est arrivée au même moment où en République Démocratique du Congo il y avait le plus grand nombre de cas d’Ebola. Tous les états de cette zone étaient déjà dans un certain niveau d’alerte sanitaire et les voyages entre les différents pays étaient déjà limité pour éviter la propagation du virus Ebola.

Les équipes déjà présentes sur place, qui distribues notamment au Nigeria différents vaccins, ont aussi fait de la prévention contre la corona virus et éduquer les différentes communautés à ne pas se déplacer sur le continent.

Un grand nombre de personne était sur place pour vacciner contre la polio et ils ont pu alerter tous les différents groupes présents en Afrique.

La ruralité et la jeunesse de l’Afrique sont pour l’instant de précieux atouts pour atténuer la propagation du virus mais les experts s’attendent à ce que cette situation dure longtemps, en effet plus un virus est lent à se propager plus il reste longtemps au sein de la population.

L’Afrique ne doit donc pas se relâcher et doit continuer à enrayer la propagation du Covid-19.

drapeau d'Afrique

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